Désintox : la parole à la science

Recherche Mobilisée

Désintox : la parole à la science

Lutter contre la désinformation sur l’épidémie et en finir avec les fake news : cette rubrique propose un décryptage de quelques fausses informations et idées reçues relatives à l'épidémie de coronavirus.


FAQ

  • Non. Cette information ne s’appuie sur aucun fondement scientifique. En aucun cas, les ondes de rayonnement de la 5G ne sont impliquées dans la diffusion du virus. Le virus se transmet d’une personne à une autre par voie aérienne via des gouttelettes respiratoires, par contacts directs avec des sécrétions ou liquides biologiques, ou encore par l’intermédiaire d’un objet contaminé.

    Par ailleurs, les ondes radiofréquences de la 5G n’affaiblissent pas le système immunitaire, favorisant l’infection : elles ne sont pas suffisamment puissantes pour avoir un impact sur le système immunitaire et l’énergie associée à ces ondes est trop faible pour créer des dommages cellulaires au niveau de l’organisme, et plus particulièrement, pour avoir un impact sur les cellules immunitaires.

    Lire sur inserm.fr

  • FAUX. Le nouveau coronavirus (SARS-CoV-2) responsable de l’épidémie humaine de Covid-19 n’a, à ce jour, jamais été identifié chez les chauves-souris par les scientifiques (juillet 2020). Elles sont cependant connues pour héberger naturellement d’autres coronavirus. Une séquence génétique très apparentée à SARS-CoV-2 a même été identifiée chez Rhinolophus affinis, une espèce de chauve-souris présente dans la province chinoise de Yunnan, où se sont déclarés les premiers foyers de l’épidémie. Le scenario actuellement privilégié par les scientifiques serait que le virus SARS-CoV-2 soit issu d’une mutation ou de la recombinaison génétique d’un virus très proche. Cet événement aurait pu se produire chez un mammifère consommé par l’humain, tel qu’un pangolin ou une civette, lui-même au préalable infecté par un coronavirus véhiculé par les chauve-souris, voire co-infecté par un autre virus. Une autre hypothèse est que cet événement se soit déroulé directement chez l’humain, après infection par un virus d’origine animale. Ce sont la chasse, la vente et la consommation d’animaux sauvages qui auraient permis l’exposition de l’humain à de nouveaux coronavirus.

    Lire sur l'INRAE

  • NON. Un vaccin efficace à 90% signifie que le risque d’être infecté par le virus après un contact à risque est divisé par 10. Être vacciné ne peut en aucun cas aggraver la maladie. Les vaccins ne procurent que rarement une protection à 100%, pour la grippe par exemple on considère que l’efficacité est selon les années de 60 à 70%.