27.11.2020

Lutter contre la désinformation sur l'épidémie

La maladie

Sommaire

En finir avec les "fake news" : décryptage des fausses informations et idées reçues relatives à l'épidémie de coronavirus.

La maladie Covid-19 est une grosse grippe

FAUX. La maladie Covid-19 est différente de la grippe. Et la comparaison est encore plus trompeuse si l’on confond les grippes dites pandémiques, très rares, et la grippe saisonnière qui circule d’un hémisphère de la planète à l’autre et y séjourne tous les ans tant que les conditions y sont hivernales. Cette dernière est, en général, sans conséquence grave, mais occasionne, notamment chez les personnes âgées, une surmortalité qu’on estime tout de même entre 290 000 et 650 000 décès chaque année dans le monde. Les traitements antiviraux et la vaccination empêchent que le bilan ne soit plus lourd. 

Le taux de mortalité du Covid-19 oscille entre 0,5 % et 1 %, et peut atteindre 2 % en cas de saturation des hôpitaux, comme au printemps en Italie et en Espagne. Le taux de létalité de la grippe est en moyenne de 0,1 %. Concrètement, alors que la grippe saisonnière tue jusqu’à 650 000 personnes par an, le Covid-19 a causé plus de 1,2 million de décès en onze mois, malgré des confinements et une mise à l’arrêt de l’activité économique et sociale dans la plupart des pays.

 

On ne peut pas être réinfecté par le SARS-Cov-2

FAUX. Plusieurs études confirment que les réinfections par le nouveau coronavirus à l’origine de la pandémie de Covid-19 sont possibles. Toutefois, le phénomène serait rare. Une étude publiée dans Clinical Infectious Diseases a ainsi montré qu’un patient avait été infecté à deux reprises à 142 jours d’intervalles. Il était asymptomatique la deuxième fois. Ces résultats ont été rendus possibles grâce à l’analyse du génome viral contenu dans des prélèvements effectués lors de la première et de la seconde infection, et à leur comparaison avec les séquences de SARS-CoV-2 sur la plateforme GISAID[1]. Les chercheurs ont montré qu’il s’agissait de deux souches différentes et que la patient avait donc été infecté deux fois, par deux formes génétiques distinctes de SARS-CoV-2.

Référence

Lire l'article de l'INSERM