27.11.2020

Lutter contre la désinformation sur l’épidémie

Le virus, cause et transmission

Sommaire

En finir avec les "fake news" : décryptage des fausses informations et idées reçues relatives à l'épidémie de coronavirus.

Le virus SARS-CoV-2 se transmet par les ondes de rayonnement de la 5G

FAUX. Cette information ne s’appuie sur aucun fondement scientifique. En aucun cas, les ondes de rayonnement de la 5G ne sont impliquées dans la diffusion du virus. Le virus se transmet d’une personne à une autre par voie aérienne via des gouttelettes respiratoires, par contacts directs avec des sécrétions ou liquides biologiques, ou encore par l’intermédiaire d’un objet contaminé.

Par ailleurs, les ondes radiofréquences de la 5G n’affaiblissent pas le système immunitaire, favorisant l’infection : elles ne sont pas suffisamment puissantes pour avoir un impact sur le système immunitaire et l’énergie associée à ces ondes est trop faible pour créer des dommages cellulaires au niveau de l’organisme, et plus particulièrement, pour avoir un impact sur les cellules immunitaires.

Référence

Lire l'article del'Inserm

 

Des mutations rendent le SARS-CoV-2 plus dangereux

En comparaison avec les virus à ADN, les virus à ARN (comme par exemple le virus de la grippe ou le VIH) ont tendance à muter plus rapidement et plus fréquemment. Les coronavirus, qui sont également des virus à ARN, sont néanmoins plutôt stables car ils produisent une enzyme correctrice d’erreurs, appelée « exoribonucléase ». Le SARS-CoV-2 muterait ainsi environ deux fois moins rapidement que les virus grippaux.

Plusieurs dizaines de mutations du SARS-CoV-2 ont déjà été décrites, sans que des conséquences sur l’épidémie aient été mises en évidence. Certaines ont néanmoins fait l’objet de travaux plus poussés, publiés dans des revues scientifiques (la mutation D614G au niveau de la protéine Spike du virus a fait l’objet d’une publication dans le journal Cell).

 

Référence

Lire l'article sur le site de l'Inserm du 12/10/2020

 

A savoir

GISAID, la plateforme de collecte et d’analyse des données de séquences du SARS-CoV-2 : mise en place à l’origine pour rassembler à un endroit et analyser les séquences du virus de la grippe, GISAID permet aux chercheurs d’avoir accès rapidement à plus de 130 000 séquences complètes du virus provenant de 122 pays. Cette plateforme est donc très importante pour suivre les évolutions du SARS-CoV-2 et de la pandémie. 

 

Les chauves-souris sont coupables de l’émergence de la Covid-19, elles sont nuisibles et doivent être éliminées

FAUX. Le nouveau coronavirus (SARS-CoV-2) responsable de l’épidémie humaine de Covid-19 n’a, à ce jour, jamais été identifié chez les chauves-souris par les scientifiques (juillet 2020). Elles sont cependant connues pour héberger naturellement d’autres coronavirus. Une séquence génétique très apparentée à SARS-CoV-2 a même été identifiée chez Rhinolophus affinis, une espèce de chauve-souris présente dans la province chinoise de Yunnan, où se sont déclarés les premiers foyers de l’épidémie. Le scenario actuellement privilégié par les scientifiques serait que le virus SARS-CoV-2 soit issu d’une mutation ou de la recombinaison génétique d’un virus très proche. Cet événement aurait pu se produire chez un mammifère consommé par l’humain, tel qu’un pangolin ou une civette, lui-même au préalable infecté par un coronavirus véhiculé par les chauve-souris, voire co-infecté par un autre virus. Une autre hypothèse est que cet événement se soit déroulé directement chez l’humain, après infection par un virus d’origine animale. Ce sont la chasse, la vente et la consommation d’animaux sauvages qui auraient permis l’exposition de l’humain à de nouveaux coronavirus.

 

Référence

Lire l'article sur le site de l'INRAE