Publié le 27.11.2020

Lutter contre la désinformation sur l’épidémie

Les traitements et la prévention

Sommaire

En finir avec les "fake news" : décryptage des fausses informations et idées reçues relatives à l'épidémie de coronavirus.

L’hydroxychloroquine présente un avantage clinique dans le traitement de la Covid-19

FAUX. L’hydroxychloroquine ou la chloroquine, un traitement employé contre le paludisme, le lupus érythémateux et l’arthrite rhumatoïde, a fait l’objet d’études en tant que traitement possible contre la Covid-19. Il ressort des données disponibles actuellement que ce médicament ne réduit pas le nombre de décès chez les malades de la Covid-19 hospitalisés et qu’elle n’apporte aucun bénéfice pour les personnes atteintes d’une forme modérée de la maladie.

Il est admis que l’utilisation de l’hydroxychloroquine et de la chloroquine ne présente généralement pas de danger pour les malades du paludisme ou les personnes atteintes d’une maladie auto-immune, mais son emploi en dehors de ces indications et en l’absence de suivi médical peut entraîner de graves effets secondaires et il convient de l’éviter.

 

Porter longtemps des masques chirurgicaux entraîne une intoxication au CO2

FAUX. L’utilisation prolongée de masques chirurgicaux n’entraîne pas d’intoxication au dioxyde de carbone ni de manque d’oxygène. Les masques, notamment chirurgicaux, sont conçus pour être portés pendant une durée de plusieurs heures par les professionnels de santé, sans entraver leurs capacités à travailler, ni altérer leurs capacités respiratoires. Si certaines personnes peuvent se sentir gênées par le fait de porter un masque, c’est par manque d’habitude : ces protections sont développées de manière à laisser passer l’oxygène dans l’organisme.

 

Il n’y a pas de preuves de l’efficacité des masques 

FAUX. L’efficacité du port du masque est documentée dans la littérature scientifique, avec un large consensus en sa faveur. L’OMS comme les autorités sanitaires considèrent le port du masque comme une mesure efficace pour limiter la propagation du virus, en plus de la distance physique et du lavage de mains. Il est d'autant plus efficace qu'il est massivement porté, car les porteurs se protègent mutuellement les uns les autres. 

 

Référence

Podcast du CNRS : Quelle protection apportent les différents types de masques face au SARS-CoV-2 ?