15.10.2020

Une piste pour empêcher les formes sévères de Covid-19

Sommaire

Les cas les plus sévères de Covid-19 seraient associés à un important stress oxydatif. Les chercheurs proposent des pistes pour identifier au plus vite les malades susceptibles d’évoluer vers ces formes graves, et un traitement pour les prendre en charge.

« Neutrophiles » : le grand public connaît peu ce nom, pourtant cette famille de globules blancs jouerait un rôle clé dans la réaction du corps face au Covid-19. « Les neutrophiles en circulation dans le sang sont les premières cellules à être recrutées en cas d’intrusion virale au niveau d’un tissu. Ces cellules du système immunitaire quittent alors la circulation sanguine et s’infiltrent dans le tissu infecté – le poumon, dans le cas d’une infection au Covid-19 », explique Mireille Laforge, immunologiste au laboratoire Toxicité environnementale, cibles thérapeutiques, signalisation cellulaire et biomarqueurs, qui cosigne avec d’autres chercheurs du CNRS, de l’Inserm et d’Université de Paris un article sur le sujet dans Nature Reviews Immunology.

 

Des cellules qui s'emballent

Une fois dans le tissu infecté, les neutrophiles sont activés et libèrent des radicaux libres qui détruisent l’agent infectieux : les ROS (pour reactive oxygen species), des formes réactives d’oxygène. Problème : si les ROS sont des armes très efficaces contre les intrus, ces dérivés toxiques peuvent échapper au contrôle du corps et se retourner contre lui, en attaquant les cellules saines de l’organisme. « Normalement, le corps dispose de défenses antioxydantes qui neutralisent rapidement les ROS. Mais celles-ci diminuent avec l’âge, ou lors de pathologies comme le diabète, l’obésité et d’autres pathologies chroniques, ce qui conduit à un stress oxydatif », précise l’immunologiste.

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Source

Lire l'article dans son intégralité, publié le 27/10/2020, sur le site du CNRS